Le camp d’Alangdarim et fin de l’expédition

Après le départ de Bruno et Manon, c’est donc à quatre que nous sommes remontés à Alangdarim, le jardin situé à 940 m d’altitude où nous établissons notre camp.

camp 2

10 Papous nous ont aidé à monter nos charges et même si nous en payons que deux pour rester avec nous pendant 9 jours de prospection, ils vont être nombreux à rester, à la fois pour satisfaire leur curiosité mais aussi pour chasser: wallaby et bedicou (photo ci-dessous) au programme!

bedicou

Durant neuf jours, une trentaine de cavités vont être descendues dans l’espoir de trouver un accès à l’émergence de Guarem. Mais hélas, tous s’arrêtent à de faibles profondeurs: 10, 20, 30 m… 45 pour le plus profond. Tous ces puits se terminent soit sur colmatage de blocs rocheux, soit sur boue, soit ce sont des puits-failles qui se rétrécissent pour ne laisser passer que l’eau.

puits 1

Nous quittons le camp le 29 juin avec le regret de savoir que nous ne retournerons pas sur ce massif recouvert d’une forêt pluviale intacte. Une journée à Poniara permet de laver et sécher le matériel puis tout ranger. Le lendemain ce sont les adieux aux sympathiques Papous. Le bateau arrive à 10 h. Un dernier au revoir sur la grande plage de Pondo et c’est le long voyage vers la France qui commence.

adieux

Merci aux Papous de Poniara et Morokidam. Merci à Expé, Béal, Petzl, North face, Julbo et Aventure Verticale.

Enfin des nouvelles

Bruno Hugon 23 juin 2014

 

L’île aux langoustes , et arrivée à Poniara

Les préparatifs terminés,  le 28 mai, nous avons loué un petit camion pour acheminer par la route le matériel sur la côte nord, puis pris 2 banana-boats (un pour le matos, et un pour l’équipe) pour 5h00 de navigation. Après 3h00 de bateau, nous accostons sur un îlot ou sont stationnées quelques pirogues. Nous prenons pied sur la plage pour nous dégourdir les jambes, et avons la stupéfaction de découvrir qu’il y a sous un bouquet d’arbre un petit marché où doivent se retrouver les papous des environs. A l’étal tout un tas de denrées cuites, et prêtes à être consommées. Il y a des poissons, des coquillages, de la tortue, de la purée de patate au lait de coco, et surtout d’énormes langoustes.

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Le petit marché de « l’île aux langoustes ».

Nous avons bien sûr tous craqués pour cette  nourriture insolite, d’autant plus que les langoustes  se vendaient entre 6 et 8 kinas, c’est-à-dire un peu plus de 2 euros !

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Près du village de Poniara, des kilomètres de plages désertes.

Nous avons ensuite accosté  près d’une exploitation forestière Malaisienne qui a accepté de nous rapprocher en 4×4 d’un village en transportant hommes et matériel. Nous nous sommes enfin retrouvés devant une importante rivière : la Towanomaranga, infranchissable en véhicule.

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File de porteurs traversant la Towanoamaronga.

Ce n’est pas moins d’une cinquantaine de porteurs qui nous ont aidés enfin à rejoindre le village de Poniara. Ce village où nous avons immédiatement reçu un accueil chaleureux est situé à proximité d’une seconde rivière : la Towanokoko. Un local de l’école a été mis à notre disposition  pour installer un premier camp de base. Le  responsable de l’école nous a avoué que c’était la première fois que les enfants voyaient des blancs, le dernier étant un australien qui était passé en 1975 !

Premières prospections : la grotte de Myriyam

Nos premières incursions ont eu lieu sur de petits karts côtiers, où les papous nous ont conduits sur des cavités de faible développement. Avec Manon et Bruno G, nous avons tout de même eu la surprise d’explorer la grotte perte de Miriyam, sur près d’un kilomètre (867 mètres topographiés).

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Arrivée dans les salles chaotiques de la grotte de Mriyam.

Après une belle entrée suivie d’une série de passages bas, s’alternent des salles et galeries chaotiques au contact d’une inattendue couche marneuse gris vert, et de beaux méandres creusés dans les calcaires  blancs coralliens. Nous avons été arrêtés sur un siphon à la cote moins 114 mètres.

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Méandre dans les calcaires coralliens.P1010039

Le siphon à -114m.

Nos investigations dans ces zones côtières ont été quelque peu perturbées suite à de fortes pluies provoquant des crues, nous obligeant à traverser les rivières au retour de façon parfois épique. La Towanamaronga  avait alors atteint un débit de 40 à 50 mètres cube seconde ! Les papous pourtant habitués, hésitaient vraiment à engager la traversée. Nous avons eu l’occasion durant l’attente d’une hypothétique baisse rapide de cette rivière, de partager avec eux sous une cabane sommaire quelques chauves-souris grillées chassées à l’entrée de Miriyam ! Finalement, alors que la nuit était tombée depuis 2 heures, 2 papous reviennent, et nous annoncent qu’ils ont trouvé en amont un endroit où la rivière parait franchissable. Heureusement que nous avons de bonnes lampes, mais arrivés devant le lieu en question, nous sommes sceptiques, la rivière est toujours aussi haute. Peu importe, les papous nous font signe de les suivre. Avec de l’eau jusqu’à la poitrine, et un fort courant, nous n’en menons pas large. Nous nous tenons tous les uns aux autres, ainsi quand l’un d’entre nous perd pied, il peut se raccrocher aux autres ! Nous n’osons imaginer jusqu’où nous aurions dérivé, s’il avait fallu partir en pleine nuit à la nage au milieu des remous ! Les papous pour se donner du courage scandent un chant rythmé, que nous reprenons tous en chœur. Nous n’en revenons pas, nous avons réussi à traverser la Towanamaronga !

Remonté des rivières

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Dans les gorges de la Towanokoko.

A l’étiage, les rivières, surtout la Towanokoko ont été partiellement remontées dans l’espoir de découvrir des résurgences. Hélas, si de magnifiques gorges encaissées ont été reconnues, aucune résurgence notoire n’a été découverte. Le retour à la descente de ces rivières a par contre été particulièrement ludique en s’effectuant à la nage.

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Descente ludique à la nage.

Trou souffleur : un mythe ?

Une prospection en bateau le long de la côte vers le nord, toujours sur indication des Papous nous a permis d’observer une résurgence côtière débitant environ un mètre cube seconde, et située juste en dessous du niveau de la mer.

 

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24 personnes sur un seul banaboat pour cette journée de prospection !

Mais le but de cette journée était surtout d’aller voir un trou, dont : « le courant d’air qui en sort empêcherai un hélicoptère d’atterrir ! » Après une journée épuisante, avec un retour en marchant dans l’enchevêtrement des racines de palétuviers de la mangrove, nous avons été très déçus. Nous n’avons trouvé qu’une résurgence vauclusienne non active, et surtout une fracture tectonique située près d’une falaise sur un petit sommet. Est-ce elle qui serait à l’origine de ce fameux courant d’air ? Pour nous, il s’agit plus d’un mythe papou, plutôt que d’une véritable cavité soufflante non retrouvée.

Les papous montent au jumar !

A l’occasion d’une journée de transition, nous avons proposé aux enfants de l’école, une démonstration des techniques de progression sur cordes. Devant un public captivé, J-P et moi-même  faisons chacun une descente et monté, après avoir accroché une corde dans un flamboyant.

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Première monté au bloqueurs.

C’est alors que je propose à un jeune d’enfiler mon baudrier. Tout le monde rigole lorsque qu’il est pendu sur la corde et atteint tant bien que mal la branche d’attache. J’avais anticipé, et le redescend en moulinette. Cette initiation imprévue rencontre un vif succès. Ils seront quelques un, filles ou garçons, a renouveler l’expérience !

Premier « raid » en altitude. Des cascades, mais pas de cavités.

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On apprécie parfois d’être bien fermé dans sa moustiquaire !

Guidé par quelques anomalies de terrains visibles sur les cartes topographiques, nous avons  décidé d’établir un camp d’une semaine sur les bassins amont des 2 rivières. Nous avons atteint notre objectif par un harassant sentier bourbier de 12 kilomètres, et avec l’aide d’une douzaine de porteurs. Le camp était situé sur le site d’un ancien village déserté par les papous depuis plus de 50 ans. Cependant il reste là-haut des jardins qui, malgré la distance sont toujours exploités. Cela nous a permis d’améliorer l’ordinaire, les papous nous fournissant parfois des tarots, des concombres et surtout un succulent cochon capturé sur place et cuit à l’étouffé dans de gros morceaux de bambous. Cette zone a été très décevante d’un point de vue spéléo. A 800 mètres d’altitude, les rivières ont encore un débit important, et chaque fois que nous avons entrevu les calcaires, il s’agissait de roches marneuses, voir argileuses.

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A 800 mètres d’altitude, la Towanamaronga ont encore un débit important.

Nous sommes montés jusqu’à 1200m d’altitude, pour passer de l’autre côté du massif ou l’annonce d’une grande grotte, s’est soldée par une petite résurgence étroite au débit insignifiant. Par contre, les lits des rivières de surface sont constitués de dépôts de tufs qui engendrent de beaux gours. Ils impliquent tout de même que les phénomènes de karstification sont bien présents. A noter, que nous nous sommes rendus au GPS, en ouvrant les sentiers à la machette sur une intrigante « zone blanche » repérée par Jean-paul sur les photos aériennes. Ce qui aurait pu s’avérer être une résurgence, n’était qu’un fabuleux canyon vertical où la Towanokoko perd rapidement une centaine de mètres de dénivelé. Le clou de ce site étant une cascade de 50 mètres, où plusieurs mètres cube seconde propulsés sur un toboggan de tuf, semblent jaillir sous pression pour se transformer en en une gerbe hallucinante. Nos papous n’avaient pas connaissance de ce site !

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La première cascade de 50 m avec Bruno H et Ambroise, un papou qui est venu spontanément se placer pour être sur la photo de ce site dont il n’avait pas connaissance.

Au retour de cette épopée, 4 d’entre nous ont été touchés par des mycoses malgré les précautions d’usage que sont les chaussettes à membranes, et le graissage quotidien des pieds. Pour ma part, une sangsue dans l’œil m’a causé quelques soucis. Elle a finalement été extraite difficilement avec une pince, après avoir tenté de la déloger avec du jus de citron qui n’a eu pour effet que de me mettre l’œil en feu !

Nouvel espoir, l’émergence de Guarem.

A force de discussions, nous apprenons que Peter, un papou qui utilise souvent le bateau « connaîtrait  une grotte d’où sort une rivière » ! Nouveau mythe, ou réalité ? Nous reprenons donc le bateau pour remonter la côte encore plus au nord. Après 30mn de navigation, nous accostons  près de quelques huttes, derrière lesquelles vrombissait de cascades en cascades un torrent impétueux.

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Juste derrière le village, la rivière issue de l’émergence de Guarem.

Conduit par Casimir, recruté sur place, nous remontons rive droite un sentier, que nous quittons pour une trace ouverte à la machette. Le bruit de l’eau cascadant s’amplifie, tandis que nous arrivons au bord du torrent écumant. Quelques mètres plus haut, à moins de 100 mètres d’altitude, nous prenons pied dans le beau porche de l’émergence de Guarem d’où sortait cette fameuse rivière de 4 à 5 mètres cubes seconde.

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L’entrée de Guarem.

Enfin, nous sommes devant un phénomène qui nous remonte le moral et nous permet de justifier pleinement le bien fondé de notre expé de reconnaissance ! Guarem sera explorée dans la foulée sur 60 mètres jusqu’à un siphon, après avoir remonté quelques ressauts dont une belle cascade de 3 mètres.

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Les cascades juste avant le siphon. La photo est loin d’être super, (JPS devrait en avoir de bien meilleures) mais elle donne une idée de l’ambiance dans la cavité.

Casimir, nous apprend qu’il possède un jardin à une journée de marche, et qu’il y a dans le secteur de nombreux « trous ».

Karst à pitons, et à Pythons !

Fort de cette dernière découverte, nous sommes trois (Manon et les deux Bruno) à monter sur le massif au dessus de Guarem avec 2 papous pour une incursion éclair de 2 jours. Après      avoir parcouru 8 km de marche sous la pluie, et atteint l’altitude de 930 mètres  (pour 1200 mètres de dénivelé) en progressant tout le long de dolines décamétriques, voir hectométriques nous atteignons un secteur nommé Alangdarim. Nous avons pu constater qu’il y a de nombreux gouffres, et nous avons réalisé l’exploit d’explorer en peu de temps une quinzaine de cavités dont la plus profonde atteint -40 mètres. Par trois fois au court de cette incursion, nous avons croisé le chemin de pythons, présents parfois jusque dans les cavités !

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Karst à pythons !

Pendant ces 2 jours, le reste de l’équipe (Monica, David et Jean-Paul) après avoir effectué une séance photo à Guarem sont allés reconnaître plus au sud une autre sortie d’eau au débit comparable. Aucune cavité n’a été trouvée, et la grande majorité du débit sort au travers de blocs diffus.

La grande fête.

Juste avant notre départ, les papous avaient prévu d’organiser une grande fête en notre faveur. Nous n’avons pas été déçus de voir que les traditions se perpétuent avec différentes danses rythmées au son de chants plus ou moins monocordes et répétitifs, et de tam-tam de bambou. Nous avons même pu assister à la préparation des danseurs des lances qui en signe de bravoure, se font traverser la peau du dos avec un poignard en os de casoar (le même servant pour tout le monde !) afin de passer une cordelette qui soutiendra ensuite des décorations colorées évoquant des queues d’oiseaux. Pour certains, plusieurs cicatrices étagées, attestent qu’ils ont déjà dansé plusieurs fois ! Les danseurs vont ainsi parader, avec parfois une douleur visible sur leurs visages ! Après la tombée de la nuit, a eu lieu a eu lieu la danse du feu, où les hommes dansaient dans le feu, pieds nus, et revêtus d’énormes masques, et de merveilleux costumes constitués de végétation. La fête s’est poursuivie toute la nuit, bien après que nous ayons regagné nos hamacs. Cette journée mémorable restera à jamais gravée dans nos mémoires.

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Masque est merveilleux costume de végétation.

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Les danseurs des lances, avec leur décorations attachée dans la peau du dos !

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Danseur des lances.

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Les masques ont toujours pour thème d’imiter la nature: oiseaux, poissons …

Confirmer le potentiel.

Voilà, après avoir parcouru près d’une centaine de kilomètres dans la jungle papou, nous allons avec Manon effectuer notre voyage de retour, tandis que le reste encore plus réduit de l’équipe avec 4 personnes seulement, va remonter sur le massif afin de confirmer si besoin  était le potentiel de ce nouveau massif. J’attends pour ma part avec impatience le résultat de ces nouvelles investigations.

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Un des gigantesques arbre de la forêt primaire.

Dernier contact

Tandis que qu’à l’aéroport de Port Moresby, j’attends patiemment mon avion pour Singapour, nous entamons une conversation avec un papou. Après quelques palabres, j’apprends qu’il vient de l’île de nouvelle Irlande, et me dit aimer le sport. etc. … Je lui explique alors que j’étais en Nouvelle Bretagne pour explorer des grottes. Son regard aussitôt s’illumine et avec la voie envoûtante d’un hypnotiseur, il s’adresse ainsi à moi « Mon ami, mon ami, il faut que tu viennes avec moi. Près de mon village, il y a une grotte, elle est pleine d’or et de diamants que personnes n’ose toucher à cause des esprits. On voit les diamants briller sous l’eau, et toi tu ne risques rien, tu pourras les prendre, et nous partagerons ! Mon ami, quand peux-tu venir ? ». Je sais que ce n’est pas la peine d’essayer de lui expliquer quoi que ce soit, si je suis la, c’est bien parce que je sais qu’il y a des trésors en Papouasie !!!!

 

équipe au complet

2014-5-27 SeaView JP00175 2014-5-27 SeaView JP00475Mardi 27 mai: l’équipe est enfin au complet et nous en profitons pour faire ces photos avec en arrière-plan les volcans de Rabaul. Départ mercredi 28 mai pour Pondo harbour, puis certainement le village de Poniara.2014-5-27 SeaView JP001 Réduite 2014-5-27 SeaView JP004 Réduite

En Papouasie, enfin!

18 mai : départ de Kozlowska Monika, Guiter Bruno et Sounier Jean-Paul. Le voyage va durer 45 heures ! A Kokopo, nous restons au Seaview Beach resort que l’expédition Iowa nous a recommandé : correct, pas cher, et personnel sympathique. Parallèlement à l’achat des vivres nécessaires, camp et autres, nous nous sommes mis à la recherche du moyen logistique pour se rendre sur notre objectif, une petite anse pompeusement nommée Pondo Harbour ! Cela s’est avéré plus facile que prévu. Deux banana boats vont acheminer les six membres de l’équipe et le matériel à partir de Kabaira qui se trouve à l’ouest de Rabaul. Ce week-end, plongée le samedi afin de se décontracter des jours précédents à courir d’un magasin à l’autre. Dimanche après-midi, arrivée de Hugon Bruno et Parrot david. Lundi se sera au tour de Moreau Manon. Le départ sur zone est prévu mercredi.

Plus que quatre jours avant le départ!

Lundi soir, un petit repas a réuni Hélène, Monika et moi-même. Il y avait également mon épouse et Florence, une copine à Hélène. Hélène et Monika faisaient partie des expéditions plongée-spéléos de 1995 et 1998 en Papouasie Nouvelle-Guinée qui ont vu l’exploration du premier – 1000 de l’hémisphère sud, puis sa jonction avec la résurgence de la Chevelure de Bérénice.

Si Monika est membre de l’expédition Hole Bilong Stone, Hélène a dû hélas se retirer pour des raisons professionnelles.

Les sujets des discussions de la soirée se sont partagées  entre le projet à venir et les évocations des aventures passées, ce qui n’a pas manqué de déclencher des crises de fou rire à l’évocation de nos péripéties d’alors. Hélène nous a quitté avec de la tristesse dans le regard, se promettant que peut-être, une prochaine fois…..

L’expédition Hole Bilong Stone, c’est quoi ?

Nouvelle-Bretagne ?

Le massif vu de la mer

Le massif vu de la mer

Cette île située au nord-est de la Nouvelle-Guinée est la deuxième plus vaste de l’archipel qui forme la Papouasie Nouvelle-Guinée.Trois karsts  occupent une grande partie de sa surface.

Deux géants ; le plus à l’ouest est la chaîne des Whiteman où les spéléologues français ont explorés le réseau Arrakis. Au centre, les fameuses montagnes des Nakanaï qui recèlent entre autres le réseau du Casoar, premier moins mille de l’hémisphère sud.

Ces deux massifs calcaires ont attiré les spéléologues comme la lumière les insectes nocturnes, détournant ainsi leur regard du troisième karst qui est ainsi resté inexploré jusqu’à aujourd’hui.

Vue google des zones à explorer...

Vue google des zones à explorer…

Pourtant, 600 kilomètres carrés de calcaire dont la surface est truffée de dolines et de pinacles attendent les explorateurs. Le massif démarre au ras des vagues de la mer de Bismarck pour culminer à 1750 mètres !

Les karstologues lui ont donné le nom de Raulei range, pourtant ce nom désigne une suite de sommets non calcaires située au nord du karst.

Descente dans une doline

Descente dans une doline

Quel nom donner à une expédition dont le but serait d’explorer pour la première fois ses entrailles, déterminer ses drainages souterrains, topographier ses labyrinthes espérés de grottes et gouffres, photographier ses beautés secrètes ?

Le pidgin que les Papous utilisent pour communiquer entre eux fournit une réponse évidente : « hole bilong stone » qui veut dire grotte.

Cascade dans Muruk

Cascade dans Muruk

Les six participants à l’expédition « Hole bilong stone » espèrent révéler un nouvel eldorado spéléologique. Ils prévoient de prospecter le massif pendant cinq semaines, principalement durant le mois de juin. Le retour est prévu début juillet avec, nous l’espérons, une moisson de belles découvertes.

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L’expédition est lauréate d’une Bourse Expé

L’équipe